Association des chiropraticiens du Québec
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Les troubles menstruels

Diverses études portant sur la chiropratique comme thérapeutique capable de rétablir les fonctions du cycle menstruel démontrent que l'on a obtenu des résultats favorables dans la grande majorité des cas.

Si vous éprouvez des troubles ou des douleurs menstruelles de type aménorrhée ou dysménorrhée, si l'on vous a parlé d'un désordre des glandes endocrines, vous auriez intérêt à consulter un chiropraticien qui pourra vous donner son opinion professionnelle. Les chances sont grandes qu'il pourra vous apporter un soulagement rapide et efficace. N'hésitez pas à le consulter, c'est un professionnel de la santé.

Maux de tête

Bonnes nouvelles! Nous pouvons vous soulager!

Seriez-vous surpris d'apprendre que jusqu'à 80% des personnes qui souffrent de maux de tête obtiennent un soulagement marqué de la part de chiropraticiens?

Les antécédants médicaux et l'examen clinique du patient représentent pour nous des composantes importantes dans l'élaboration d'un plan de traitement des maux de tête. Les migraines, par exemple, sont souvent un phénomène familial. L'examen clinique et les radiographies nous aident à déterminer la meilleur approche pour votre état.

Le problème : On reconnaît que la raideur et la douleur au cou sont des facteurs fréquents et importants dans la problématique des maux de tête. Cette raideur et cette douleur peuvent avoir pour origine un dysfonctionnement des articulations, des muscles et des nerfs de la colonne cervicale. Ces éléments étant étroitement liés, ils peuvent agir de concert pour déclencher un mal de tête.

Pour soulager les maux de tête, les chiropraticiens traitent les dysfonctionnements musculaires et articulaires de la colonne cervicale (le cou) grâce à diverses techniques incluant la manipulation vertébrale. Plusieurs études ont confirmé que, dans de nombreux cas, la fréquence et la gravité des maux de tête diminuent grâce à nos thérapies manuelles sans douleur.

Certains exercices d'étirement et de détente vous seront possiblement suggérés, ainsi que certains conseils sur l'alimentation, votre posture et votre mode de vie. Nos soins ne comportent ni chirurgie ni médicaments, mais nous vous recommanderons les soins d'autres spécialistes au besoin.

Vous pouvez vous aider

Voici quelques façons de diminuer les chances d'avoir un mal de tête. Intégrez ces habitudes à votre mode de vie : 

  • Continuité : Levez-vous et couchez-vous à la même heure tous les jours.
  • Régularité : Mangez toujours aux mêmes heures.
  • Régime alimentaire : Évitez les aliments problèmes; tenez un journal alimentaire.
  • Exercices : Étirez souvent votre cou et vos épaules.
  • Détente : Prenez des pauses; de temps à autre, inspirez profondément plusieurs fois. 

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Le bas du dos

La lombalgie, ou douleur localisée dans le bas du dos est chose fréquente. Selon les statistiques, 80% de la population souffrira de maux de dos à un moment ou à un autre au cours de sa vie. Ces lombalgies peuvent être dues à une mauvaise posture, un poste de travail inadéquat, une mauvaise façon de lever des charges, une mauvaise technique de travail, des mouvements répétitifs, ou être causées par le stress, des chaussures inadéquates, une compensation d’une blessure à la cheville, au genou, à la hanche, etc…

Plusieurs types de lombalgies existent :

Il y a la lombalgie commune qui est une douleur au bas du dos sans pathologie spécifique sous-jacente i.e. l’intégrité du disque, des ligaments et des muscles est intacte. La lombalgie est associée à la présence de subluxations vertébrales (vertèbres mal-alignées et/ou restreintes dans leur mobilité) accompagnées de tensions musculaires. La lombalgie est plus ou moins dépendante de l’activité et est généralement soulagée par le repos.

L’entorse lombaire ou lumbago Communément appelée « tour de reins», l’entorse lombaire fait habituellement suite à un effort, un traumatisme ou un faux mouvement, avec parfois perception d’un craquement. Le patient aura de la difficulté à se mouvoir dans certaines directions. L’entorse est un étirement de la capsule et des ligaments entourant les articulations vertébrales. Elle est associée à des spasmes musculaires et parfois des irradiations vers les jambes ou les aines dépendant du niveau de l’entorse.

La hernie discale est une lésion au niveau du disque intervertébral. Il s’agit d’une déchirure plus ou moins grave de l’annulus (anneau fibreux entourant le noyau discal) à travers laquelle le noyau peut s’infiltrer et parfois s’extérioriser sous le ligament vertébral. La douleur apparaît si cette hernie vient au contact d'une structure sensible nerveuse (le nerf sciatique par exemple), ligamentaire ou si elle crée un obstacle mécanique à la mobilité du disque.Parmi les signes et symptômes de l’hernie discale, on retrouve la douleur irradiant à la jambe avec déficit neurologique aggravé en flexion. Elle peut être traitée de façon conservatrice (en utilisant une ou plusieurs des éléments suivants : repos, exercices spécifiques, chiropratique, physiothérapie) ou par la chirurgie dans les cas où il y a déficit neurologique et que les thérapies conservatrices n’ont pas donné les résultats escomptés.

Ces diverses conditions peuvent mener, à long terme, à de l’arthrose dégénérative au niveau des lombaires. L’arthrose lombaire est une usure des cartilages au niveau du disque et/ou des facettes articulaires. C’est un processus qui s’étend sur plusieurs années et qui peut être asymptomatique si la mobilité des vertèbres est préservée. Elle peut être généralisée (due au vieillissement) ou localisée (suite à une blessure).

Il a été démontré par plusieurs études scientifiques que les soins chiropratiques sont sécuritaires, moins dispendieux et plus efficaces que la plupart des traitements conventionnels pour soulager de façon durable les lombalgies. Parlez-en à votre chiropraticien/ne.

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Pour les jeunes

Votre colonne vertébrale encaisse énormément de coups au cours de votre vie, et surtout durant vos années de jeunesse. Bien sûr, elle peut évidemment en prendre beaucoup avant de céder. Cependant, il arrive que les torsions, les chutes et les chocs dont vous vous relevez bien puissent laisser leurs marques sans que vous le sachiez et occasionner certains dysfonctionnement plus tard causant de la douleur et/ou un affaiblissement de votre colonne vertébrale.

La colonne vertébrale étant le soutien de votre posture mais aussi une protection pour votre système nerveux, les dysfonctionnements liés aux chocs, chutes et torsions peuvent irriter nerfs, tendons, muscles et articulations mais aussi entraîner des effets sans lien apparent avec la colonne, comme des crampes musculaires, des douleurs de croissance, des troubles digestifs et autres...

Scoliose

Une déviation en "S" ou en "C" de la colonne vertébrale peut se développer sans cause apparente pendant vos années de croissance accélérée, soit entre 9 ans et 16 ans. Selon certaines hypothèses, cette déviation pourrait être le résultat d'une chute survenue durant l'enfance, prédisposant à une déviation lors de la croissance accélérée. Cette déviation peut occasionner des maux de dos plus fréquents et une usure prématurée de la colonne vertébrale en vieillissant. Elle pourrait également, lorsque sévère, presser vos côtes contre le coeur et les poumons, et empêcher ces organes essentiels de bien fonctionner, en plus de causer des désagréments esthétiques.

Symptômes :  Les symptômes peuvent être des douleurs de croissance, de la fatigue, des douleurs au dos, aux genoux ou aux chevilles. Mais, le plus souvent, il n'y a pas de symptômes. Un examen de contrôle annuel de la colonne vertébrale permet le dépistage des facteurs prédisposant à la scoliose. La manipulation vertébrale permet de rétablir une mécanique adéquate au niveau de la colonne vertébrale. La manipulation vertébrale combinée à certains exercices et une bonne posture permet d'éviter une situation qui peut avoir des répercussions à long terme.

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Les Sac à dos

Les périodes de l’enfance et de l’adolescence sont des périodes critiques pour la santé future du dos à cause de la croissance. Une mauvaise posture ainsi que de mauvaises habitudes pour lever et porter des charges peuvent affecter la croissance des os tel un jeune arbre soumis à de forts vents. Ce dernier poussera tout probablement croche si on ne le tuteure pas. Mais qui voudrait être obligé de « tuteurer » sa colonne vertébrale ?? Or, une colonne « croche » est plus susceptible à l’usure prématurée (arthrose) et aux blessures multiples.

Parmi les sacs d’école, le sac à dos occupe une place d’importance. Son avantage principal étant de répartir le poids sur les deux épaules s’il est porté adéquatement. Idéalement, le sac à dos devrait aussi avoir une ceinture de taille afin de répartir le poids entre les deux épaules et la taille.

Un sac à dos porté sur une épaule seulement force les muscles et la colonne vertébrale à compenser pour le poids réparti inégalement. Ceci pourrait occasionner une scoliose, des douleurs au haut du dos, de cou, des maux de tête ainsi que des problèmes d’épaule.

Pour enfiler le sac à dos, il serait bon de le placer sur une surface à la hauteur de la taille ou de demander à quelqu’un d’aider à l’installer. Les bretelles doivent ensuite être ajustées de façon à ce que le sac épouse confortablement le corps sans ballotter d’un côté à l’autre. La ceinture de taille devrait être attachée de façon à ce que le bas du sac ne soit pas appuyé sur les fesses.

Autre point très important, le POIDS du sac à dos ne devrait pas dépasser 10% du poids de la personne. Un sac à dos trop lourd pourrait occasionner soit des douleurs au dos, des douleurs au niveau des trapèzes, une hypercyphose, une hyperlordose, une scoliose, des douleurs aux épaules et même des maux de tête.

Le choix d’un sac à dos
Un bon sac à dos comporte deux bretelles ajustables et rembourrées d’une largeur de 5cm, une ceinture de taille, un derrière de sac rembourré et plusieurs pochettes. Évitez les sacs en cuir qui sont déjà pesant en partant. Choisissez un sac en toile de qualité. Le sac à dos devrait être acheté en présence de son utilisateur. Il est important de considérer la grandeur de la personne à qui il est destiné. Le sac ne devrait pas descendre au niveau des fesses et ses bretelles devraient pouvoir être ajustées sans être trop serrées ni trop lâches.

Quelques trucs pour alléger vos sacs d’école : 
  • Avoir un double de crayons, effaces et menus articles à la maison et laisser l’autre à l’école.
  • Mettre les feuilles de devoirs, d’étude dans des port-folio au lieu d’amener les gros cartables.
  • Faire le ménage régulièrement (à toutes les semaines) du sac à dos et éliminer tout papier ou objet inutile.
  • Distribuer le poids uniformément.

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Le matelas idéal

Vous réveillez-vous chaque matin avec le dos endolori? Votre matelas présente-t-il des creux et des bosses?? Au bout de 10 ans, un matelas commence généralement à montrer ce genre de symptômes… c’est signe qu’il faut le changer. Après 15 ans, il est sérieusement le temps de s’y mettre et après 20 ans, votre matelas est plus que dû. Il existe plusieurs types de matelas mais l’aspect le plus important à considérer est la FERMETÉ du matelas.

Ni trop dur, ni trop mou
Le matelas doit être ferme, mais pas trop dur. Lorsque vous êtes allongé sur le dos, votre colonne vertébrale épouse naturellement la forme d’un S léger (on retrouve une lordose (un creux) dans le bas du dos et au niveau du cou). Un bon matelas devrait donc soutenir la courbe naturelle du dos et assurer à la colonne vertébrale le même repos réparateur qu’au reste du corps. Un matelas trop mou ne fournira pas le support nécessaire tandis qu’un matelas trop dur creusera le dos, entraînant des douleurs.

Comment savoir s’il est trop dur ou trop mou?
Un matelas trop dur pour une personne légère pourra être parfait pour une personne plus corpulente. Pour en avoir le cœur net, il faut l’essayer. Et pas seulement 30 secondes !! Prenez votre temps : après tout, vous passez le tiers de votre vie à dormir… Un matelas trop dur laissera le creux lombaire sans support, car seules les hanches et la région dorsale (haut du dos) serviront d’appui. Le bas du dos suivra la loi de la gravité sans support et ne pourra donc pas relaxer durant votre sommeil.Au contraire, un matelas trop mou crée ce que l’on appelle « l’effet hamac » : la colonne vertébrale s’enfonce dans le matelas.

En prenant le temps de bien l’essayer, vous pourrez déceler si le matelas a la bonne fermeté pour votre poids (et celui de votre conjoint). Ainsi, si vous avez du mal à vous rouler sur vous-mêmes c’est que le matelas est trop mou. Par contre, si, une fois sur le dos, vous pouvez facilement glisser votre main entre le creux de votre dos et le matelas, c’est qu’il est trop dur.

Enfin, il est conseillé d’acheter le matelas et le sommier en même temps. Les 2 sont complémentaires : un bon matelas sur un mauvais sommier s’use plus rapidement. À moins que vous ayez une base en bois, dans lequel cas, un sommier peut ne pas être nécessaire.

Essayez-le!
La fermeté du matelas est de loin l’aspect le plus important à considérer au moment de l’achat. Un matelas est un item qui demande beaucoup de temps à magasiner. Si vous êtes pressés, oubliez-ça!!… Prenez le temps d’essayer plusieurs modèles et plusieurs types de matelas avant de sortir votre porte-feuille. Si vous dormez en couple, testez le matelas ensemble.

Un matelas se magasine couché et non debout. Si vous êtes en train de marchander et d’examiner les matelas debout, vous pourriez le regretter. Allongez-vous pendant plus qu’une dizaine de minutes et notez chaque fois la position de votre dos. Plus tard, lorsque vous vous endormirez en oubliant votre matelas, vous vous en féliciterez.

Pour magasiner votre matelas, habillez-vous avec des vêtements amples. N’hésitez pas à pousser l’audace jusqu’à amenez votre oreiller.

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La beauté d'être enceinte... et ses petits à-côtés!!!

La grossesse est une période pleine de changements. Le corps doit s’habituer à de nouveaux stress physiques dans un lapse de temps assez court. Pour certaine, la grossesse est une partie de plaisir et pour d’autre… une période un peu moins confortable!

Les changements physiologiques durant la grossesse peuvent provoquer plusieurs conditions d’ordre musculo-squeletiques. Les maux du bas du dos sont une des plaintes les plus commune. On rencontre également des problèmes de tunnel carpiens, des crampes aux jambes, douleurs intercostales, maux de têtes, douleurs dorsales.

Les maux de dos apparaissant dès les premiers mois sont reliés à la laxité ligamentaire induite par le changement hormonal, particulièrement dans la région du bassin. Les changements posturaux deviennent plus évident dans le deuxième trimestre de la grossesse. Au fur et à mesure que le ventre prend de l’expansion, les muscles abdominaux doivent s’étirer et de ce fait s’affaiblissent. La lordose lombaire augmente amenant ainsi un poids accru sur les articulations de la colonne. Cela amènera un inconfort, une lourdeur, une sensation de fatigue dans le bas du dos. Lorsque la douleur est plus forte et accompagnée d’irradiations aux jambes (douleurs sciatiques) ce peut être le signe d’un problème plus spécifique. La présence de blocages au niveau des vertèbres de la colonne entraîne une inflammation des articulations et pourra causer l’irritation du sciatique. Ces blocages (que l’on nomme subluxations vertébrales) peuvent avoir été déjà existantes avant la grossesse. Le surplus de poids et les changements de courbure de la colonne auront aggravé un problème qui jusqu’à ce moment était silencieux. Les blocages peuvent également avoir été induits par de mauvaises postures durant la grossesse. Étant donné la présence de la laxité ligamentaire, le corps réagira plus rapidement à de mauvais positionnements. Il se peut également que certaines douleurs sciatiques intenses (difficulté à même se porter sur sa jambe) soit dû au positionnement du bébé. Lorsque les douleurs sont reliées à un problème biomécanique (soit un mauvais fonctionnement des articulations), la chiropratie peut aider à soulager efficacement ces problèmes et ce sans aucun danger pour le bébé.


Afin de minimiser les maux du bas du dos, voici quelques conseils:
 
  • Éviter de vous pencher à partir de la taille. Toujours plier les hanches et les genoux en même temps.
  • Éviter de soulever des objets lourds au dessus de votre taille.
  • Ne soulevez rien de trop lourd ou qui soit débalancé.
  • Toujours faire face à l’objet que vous désirez soulever.
  • Changez de positions fréquemment. Prenez du repos régulièrement.
  • Lors de travaux ménagers garder l’outil de travail (balai, balayeuse. etc…) près de votre corps, genoux fléchis et dos droit.Toujours faire face à l’objet que vous désirez soulever.
  • Éviter les talons hauts. Ils ont pour effet d’augmenter la lordose lombaire.
  • Ne vous penchez pas au-dessus de l’évier lorsque vous cuisinez ou que vous brossez vos dents.
  • Dormez avec un oreiller entre les genoux lors de la position sur le côté. Et sous les genoux lorsque couchée sur le dos.
  • Évitez les sofas trop mous.
  • En position assise, assurez-vous d’avoir les jambes décroisées et que vos pieds touchent par terre.


L’exercice est très important tout au long de la grossesse. Sélectionnez une activité qui vous apporte de la relaxation, un niveau d’activité acceptable sans toutefois vous épuiser. Les changements posturaux affectent également d’autres régions du dos. La région dorsale est influencée par les changements lombaires et aura tendance à se voûter. L’augmentation de la masse des seins apporte un surplus de poids que la région dorsale doit supporter. Il est important d ‘être attentive à sa posture.Éviter de trop enrouler les épaules, tenez-vous droite et munissez-vous d’un soutien-gorge adéquat.

En suivant ces simples conseils, vous vous éviterez bien de la fatigue et des blessures possibles. Bonne grossesse.

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Ah! Les Souliers!

La chiropratique ne se concentre pas uniquement sur les symptômes de vos maux mais sur leurs causes. Le corps est un tout où chaque structure influence l’autre. Lorsque que l’on parle de maux de dos, de cou ou de tête, on pense colonne vertébrale mais on oublie parfois les pieds. Les pieds servent de base au corps et peuvent par ce fait même influencer la mécanique de la colonne vertébrale. Les pieds ont pour fonction de nous tenir debout et de nous propulser. Lorsqu’un patient se présente avec des douleurs tant lombaires, dorsales ou cervicales qui apparaissent debout, à la marche ou peu de temps après, le/la chiropraticien/ne peut vérifier si la cause est due à une mauvaise mécanique du pied ou à des souliers inadéquats.

Le pied est composé de 26 os qui forment 2 arches : une longitudinale à l’intérieur du pied et une transverse sous les métatarses. L’agencement des os et le tonus des muscles soutenant la cheville et le pied sont très importants. Si l’agencement de ces os est subluxé, ou mal soutenu par la musculature, il peut résulter une torsion du tibia que se répercutera au niveau du fémur et ensuite au niveau du bassin et de la colonne vertébrale. De plus, le dessous du pied contient des milliers de récepteurs ayant un impact sur la posture. Ces récepteurs nous informent constamment de notre position dans l’espace.

Facteurs pouvant influencer la mécanique du pied.
Le pied a initialement été bâti pour marcher sur de la terre battue, du sable, du gazon et non sur du ciment, de l’asphalte, ou du terrrazo. De nos jours, le pied est soumis à un stress mécanique important dû à ce type de surface moderne. Si nous ajoutons à ce stress celui du type de souliers que nous portons, la mécanique du pied et de la colonne vertébrale peuvent être perturbés et causer douleurs et malaises.

Les souliers de nos jours subissent beaucoup l’influence de la mode. Très (trop) souvent cette mode ne tient pas compte de l’impact du soulier sur la mécanique humaine.

Les souliers à talons hauts
Qu’ils soient aiguilles, carrés, en biseaux ou autre, l’effet de hauteur du talon haut reste le même. La seule différence est la stabilité plus grande du talon haut carré versus le talon haut aiguille. Les souliers à talons hauts modifient la démarche en créant une hyperlordose lombaire, une hyperextension des genoux, un raccourcissement des muscles des mollets et inhibe la mécanique normale du pied en mettant le stress sur les métatarses. À la longue, le port de talons hauts peuvent causer un affaissement de l’arche transverse des métatarses et un hallux valgus, communément appelé « oignon », ainsi qu’une contracture des mollets.

Les souliers plate-forme
Les souliers plate-forme, quant à eux, causent un problème au niveau de la mobilité normale du pied et de la mécanique de la démarche. Normalement, lors de la démarche, le talon est déposé en premier, ensuite le poids se transfère vers l’avant au niveau de la 5e métatarse pour finalement se déplacer vers le gros orteil. Le gros orteil effectuera ensuite la poussé nécessaire pour se propulser et avancer un pas de plus. L’inhibition de la mobilité du pied perturbe la démarche et les récepteurs de posture. L’amortissement de l’onde de choc lorsque le talon vient en contact avec le sol se fait moins bien avec de tels souliers.

Les souliers mal attachés et les souliers de « skate » Normalement, les lacets servent à empêcher le pied de sortir du soulier. Ils permettent aux côtés de la chaussure de soutenir le pied pendant la démarche. Les souliers mal attachés et les souliers de « skate » causent un affaissement de l’arche longitudinal avec tout l’impact que cela peut avoir sur la mécanique de la colonne vertébrale. La simple action d’attacher les souliers plus serrés aide souvent à régler des cas de douleurs récurrentes aux genoux, au bas du dos et même plus haut dans la colonne vertébrale. La propulsion par les orteils est aussi meilleure avec un soulier bien attaché car les orteils ne sont pas occupées à retenir le soulier.

Les souliers de « skate » doivent aussi être attachés plus serrés. Faire attention à ce type de souliers qui ne convient pas aux pieds étroits. Ils conviennent plus facilement aux gens ayant les pieds larges.

Chaussure à son pied
Il est important de bien choisir la grandeur et la largeur des souliers. Un soulier trop grand n’aura pas l’arche ni le point de flexion à la bonne place et le pied risque de ballotter perturbant la mécanique du pied. Un soulier trop petit entraîne des problèmes d’orteils marteaux, d’ « oignons » en plus d’avoir une arche à la mauvaise place. Un soulier trop large sortira du pied à moins de compenser par la longueur et de se retrouver avec des problèmes d’orteils…

La prévention a toujours meilleur goût. Prenez l’habitude de bien vous chausser afin d’éviter les problèmes divers (parfois permanent) qui peuvent découler d’une mauvaise chaussure. Faites vérifier votre posture ainsi que la mécanique de vos pieds par votre chiropraticien/ne de façon à déceler et corriger ces problèmes le plus tôt possible.

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La chiropratique et le sport

Afin de mener une vie équilibrée il est important d’inclure dans nos habitudes de vie la pratique d’un exercice physique. Comme dit le proverbe antique : « Une âme saine dans un corps sain » L’exercice physique permet entre autre de diminuer le stress, de dépenser des calories et garder notre corps en mouvement. Une personne active se sentira avec une meilleure énergie, sera moins sujette à l’obésité, aura un risque moins élevé de développer des troubles cardio-vasculaires. Elle aura un meilleur contrôle sur le diabète, réduira les raideurs associées à l’arthrose et réduira ses risques de développer de l’ostéoporose. De plus en plus de gens s’adonnent maintenant à la pratique d’un exercice physique, que ce soit un sport individuel, de groupe ou de compétition, allant de la simple marche à la course longue distance.

Les chiropraticiens sont favorables à la pratique de ces activités et sont des professionnels de la santé très bien placés pour aider les participants à mieux performer ou à guérir certaines blessures et ce, qu’il s’agisse d’un sport pratiqué à titre de loisir ou d’un athlète de très haut niveau. Le fonctionnement de la colonne vertébrale (sa biomécanique) peut influencer le système nerveux et par le fait même peut altérer la fonction générale de tout le corps. De même un dérangement des articulations périphériques (genoux, épaules, coudes, poignets, etc.) peut lui aussi interférer au bon fonctionnement du système nerveux et ainsi diminuer les performances sportives. En assurant une bonne mécanique de la colonne vertébrale et des articulations périphériques un chiropraticien peut influencer un bon nombre de fonctions déterminantes dans la performance sportive. Par exemple, il peut aider à réduire la friction au niveau d’une articulation et ainsi augmenter l’amplitude du mouvement et diminuer le risque d’usure de cette articulation. Il peut aussi balancer et restaurer le tonus musculaire à l’aide de techniques de travail des tissus mous (muscles, fascia, ligaments, tendons) ce qui contribue à diminuer des tensions et à augmenter la force générale du groupe musculaire déséquilibré.

Tous les chiropraticiens peuvent aider les sportifs. Il existe cependant une spécialisation offerte par le College of Chiropractic Sports Sciences afin de former des chiropraticiens spécialisés dans le travail avec les athlètes. Leur travail visera à améliorer la récupération suite à une blessure, la prévention de blessures futures telle que la sur-utilisation ou le surentraînement et de bien sûr améliorer leurs performances athlétiques. Les chiropraticiens du sport vont travailler avec des athlètes de niveau provincial, mais aussi avec des athlètes de niveau international. Les chiropraticiens ont tranquillement fait leur place au niveau du sport de haut niveau. C’est aux jeux olympiques de Montréal en 1976, qu’un premier chiropraticien faisait parti de l’équipe médicale d’Antigua (Antilles). Depuis le nombre de chiropraticiens membres des équipes médicales olympiques des divers pays est toujours à la hausse. Cette année à Athènes, le Canada avait deux chiropraticiens dans son équipe médicale multidisciplinaire. Enfin, que se soit des joueurs de hockey, des sprinters, des patineurs artistiques, des tri-athlètes, des plongeurs, des golfeurs, des joueurs de football plusieurs athlètes de haut niveau vont être suivis par leur chiropraticien. Il arrive que le chiropraticien suive l’athlète ou une équipe partout sur les sites de compétitions afin de prodiguer des ajustements chiropratiques jusqu’à quelques minutes avant leur performance!

Même si vous n’êtes pas un athlète de haut niveau, le chiropraticien peut vous apporter un bon suivi et vous guider à travers la pratique de vos activités. En effet, bien que le sport ou l’activité physique apporte de nombreux bienfaits une pratique inadéquate augmentera le risque de blessures articulaires. Les personnes qui pratiquent un sport récréatif d’une façon occasionnelle et qui ne sont pas toujours préparées à cette activité sont plus sujettes à se blesser. Lorsque l’on pratique une activité intensive sur une courte période et que le corps n’y est pas préparé, on augmente de beaucoup le risque d’un accident. De même, les risques sont encore plus grands si on ne se donne pas la peine de bien se réchauffer avant l’activité et de faire une bonne séance d’étirement musculaire après cette activité. L’étirement musculaire permettra une meilleure élimination des toxines, telle que l’acide lactique, qui s’est accumulée lors de l’effort physique. De cette façon on diminue beaucoup les courbatures et on garde des muscles forts et souples. Il est aussi important de ne pas surévaluer nos capacités et il faut accepter que notre corps et nos capacités puissent changer à travers le temps. L’activité physique est primordiale dans un rythme de vie sain, cependant il faut se rappeler que le retour à l’activité physique après une longue période d’inactivité demande de la prudence. Il est recommandé de procéder à une période de retour progressif afin de laisser au corps la chance de s’adapter aux nouvelles exigences physiques.

Les enfants ont une énergie débordante et la pratique de sports ou d’activité physique est une nécessité et un besoin. Elle est essentielle à leur développement moteur, mais aussi à leur accomplissement personnel. Cela ne veut pas dire que tous les sports peuvent convenir également à tous les enfants. Par exemples il est important de faire participer des enfants de taille et de poids semblables dans des joutes telle que le soccer ou le hockey car bien souvent dans les sports d’équipe il y a risque de contact. De même il ne faut pas oublier que le corps des enfants est en perpétuel changement et qu’un surentraînement, des charges trop lourdes avant l’âge d’environ 16 ans ou des sports de contacts peuvent altérer la croissance et créer des lésions permanentes chez les jeunes. La pratique intensive d’une activité chez de jeunes athlètes demande donc une attention particulière. Il est d’autant plus important que les jeunes athlètes soient évalués et suivis par un chiropraticien car des blessures qui semblent anodines à 12 ans peuvent amener des maux de dos sévères à 30 ans…

Enfin, que se soit pour guérir une blessure, pour en prévenir une, pour améliorer une performance ou tout simplement pour se sentir bien dans sa peau, la chiropratique est une approche de choix pour les gens actifs ou pour ceux qui veulent le devenir. Avoir une colonne vertébrale en santé vous ouvrira des portes vers une vie saine et agréable.

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